Estang
Villes étapesTemps forts Faits importants
Sens du parcoursEvasions

Entrée de Sorgues

Avenue d'Orange

 

Arrivée du convoi avenue d'Orange par la route de Chateauneuf du pape.
Première brutalité envers les spectateurs impuissants et choqués : Joseph Giancatarina dit " Pépine " artisan maçon, infirme (déformation de la colonne vertébrale) très visible, croisât le convoi entre le pont de L'Ouvéze et la maison Bezet (ancien couvent) N'ayant pas obtempéré rapidement vu son handicap, et ses outils en charge sur sa bicyclette, fut précipité sauvagement avec ses affaires, par-dessus la haie bordant la route (voir photo ci-dessus) et se retrouvât en contrebas de plus d'un mètre, avec les douleurs du choc.

Chevalier - conseiller régional 1990 (ex habitant de Sorgues) - témoignage oral recueilli par Charles Teissier.

 


En fin de convoi j'ai aperçu un camion bâché avec les invalides et les trainards, mais aussi à mon étonnement un chariot de  gare encombré de bagages, traîné par des prisonniers harassés.

Jean-Louis Dussaud,  Sorgues, 11ans à l'époque

 

 

Un immense groupe à pieds, encadré par des Allemands. Nous les avons regardé passer cachés derrière les volets de notre maison sur la RN 7, juste après le Pont de l'Ouvéze. Certains déportés, âgés ou trop jeunes marquaient l'épuisement total. Cet événement nous a rendu malades de chagrin.

Laure Deville - témoignage 1990

 

Agé de 14 ans j'avais décidé avec un camarade d'aller au parc municipal de Sorgues pour pécher au bord de l'Ouvéze. Arrivé à la hauteur de celui-ci au tournant de la nationale 7, qu'elle fût ma surprise d'apercevoir une colonne de civils Hommes et Femmes encadrés par des militaires Allemands S.S. Quand ces civils m'aperçurent, ils me crièrent : " Petit va-t-en vite, ils vont te prendre " Aussitôt je me mis derrière le portail du parc (refermé par les felgendarmes), et au travers des fentes des planches, je vis défiler tout ce monde que j'estimais à plusieurs centaines. Je fus ahuri de voir tous ces trainards de blessés, battus à coups de crosse de fusils afin de recoller à marche forcée la colonne.

Récit de André Queyranne le 20 juillet 1990 (porte drapeau de l'amicale TF)

 


Dessin Loulou Augier

Feldgendarmes


 


Les femmes en tête du convoi


Détail


Louis Augier

 

Tout d'un coup, j'entendis un bruit qui allait grandissant, sorte de piétinement d'où émergeaient des cris, sur le moment cela me fit penser aux bruits que faisaient les troupeaux de moutons en transhumance. Tout comme ceux que j'avais vu passer sur la route lorsque nous étions à Lumière et à Mirabeau. Je me rapprochais de la grille et fus frappé de stupeur : arrivait de la direction d'Orange, une longue colonne de gens. Elle était encadrée de chaque côté, par une double file de soldats Allemands bordant la route. En tête marchaient des femmes, trébuchant, en haillons, portant de pauvres bagages, gémissantes, quelques cris stridents partaient de leur groupe. Elles tendaient leurs mains vers les habitants qu'elles apercevaient en réclamant à boire. Puis venaient les hommes en bien plus grand nombre, dans le même état visiblement tous exténués ! Certains étaient en uniforme de Gendarme, de Facteur, de Curés en soutane. Bref, une humanité hétéroclite dont le point commun était une extrême souffrance ! Leurs geôliers, Feldgendarmes et S.S, tout en jetant des regards soupçonneux et furibards vers les maisons, poussaient ce qu'ils considéraient manifestement comme du bétail humain, sans ménagement, n'hésitant pas à bousculer violemment ceux qui n'avançaient pas assez vite à leur goût ! Papa arriva à ce moment là et il m'attrapa par la main. Au même moment un boche fut en face de nous, de l'autre coté de la grille. Relevant sa mitraillette dans notre direction, il nous cria " rausst ! "Papa m'entraîna vers l'Hospice le plus vite possible, tant il avait perçu une froide détermination chez le boche. Une fois à l'intérieur, nous avons rejoint Maman qui était dans la cuisine dont une fenêtre donnait sur la route. Là, au travers des jalousies, nous avons continué à voir défiler cette lamentable colonne, qui, après un court temps d'arrêt, continua, on le su plus tard, vers la gare.Un camion en fermait la marche, par sa bâche soulevée nous avons aperçu plusieurs hommes allongés, sans doute, en très mauvais état pour marcher. L'un d'entre eux nous a paru très vieux, avec une barbe blanche. Ce jour là, je fus consigné à la maison. Mais j'ai entendu mon père dire que tous ces pauvres gens s'étaient retrouvés parqués dans la cour de la gare, plus tard j'ai sus que de nombreux Sorguais leur avaient apporté des vivres et de l'eau. Papa avait participé, en amenant avec lui Noël Sinard, pour porter plus de cageots.

Louis Augier - Mai à Août 1944 " les bombardements, la débâcle Allemande " 1990

 


L'hospice

 

La singulière colonne semblait marquer le pas, progressant très lentement, on aurait dit des haleurs : d'abord des femmes, très dépenaillées, dans un état de fatigue extrême qui, sous les cris redoublés de leur gardiens, se mirent à avancer. Bientôt elles ne furent plus qu'à trois mètres de moi. J'ai su 50 ans plus tard que se trouvaient parmi elles Ginette, Renée, Conchita, Janine….. Premiers regards tournés vers moi ; ils ne quitteront plus jamais ma mémoire. J'avais 11ans.

Charles Teissier - Mémoire : le Patriote Résistant avril 2001 n° 7-738


Parcours de Charles Teissier (d'aprés Charles Teissier)

Voiture du lieutenant Baumgarten
Voiture du lieutenant Baumgarten (modèle similaire)

 

J'étais chez madame Lemercier comme employée, c'était une dentiste, place de la Mairie face a la Nationale 7, elle m'appelle, je vois tout de suite que ce sont des prisonniers, je saute sur le vélo avec mon tablier blanc, en pensant a l'alibi !... (Aide du docteur Dufays son cabinet sur l'avenue Gentilly)Je longe la colonne. Je leur demande d'où venez vous : Bordeaux !....moi courage : ils ont débarqués. Et jusqu'à l'avenue Gentilly ou était le Docteur Dufays. Devant son cabinet un groupe d'Allemands, je met pied a terre, en disant oui ! oui ! je vais chez le médecin. Je remonte sur le vélo m'en allant doucement avec des frissons dans le dos, pensant qu'ils allaient me tirer dessus. Je me dirige vers la gare par une rue adjacente je rencontre Albert Brunier, je lui dis qu'il faut avertir le maquis, il me répond : c'est fait. En arrivant chez madame Lemercier j'éclate en sanglots.

Valentine Mouton - témoignage 6 février 1991

 

Avec mon mari, Pierre Combe, nous avons vu, dans la matinée du 18 août 1944, devant le magasin de meubles en bordure de la nationale 7, un sinistre cortége d'hommes et de femmes harassés, hagards encadrés de soldats Allemands le fusil en bandoulière, jetant des cris rauques dés qu'un traînard perdait l'allure, qui étaient ces gens ? D'ou venaient ils où allaient ils ? A cette vision, glacés d'effroi, nous cherchions à comprendre mon mari avec prudence, les suivit, les vit prendre l'avenue Gentilly, jusqu'à la gare, là commençait leur terrible calvaire.

Germaine Combe - témoignage mai 1990

 


Entrée de la gare

 

Nous rentrâmes à la maison et nous montâmes à la chambre qui avait la fenêtre qui donnait sur l'avenue Gentilly et de là nous vîmes arriver ce cortége de pauvres gens avec des figures cadavériques et les pieds en sang avec la chaleur du goudron. Les femmes marchaient devant, et ce qui me choqua beaucoup c'est de voir que les Allemands faisaient porter leurs énormes bardas par ces gens qui n'arrivaient plus à se traîner eux-mêmes. Ce qui fut vraiment horrible c'est de voir un homme soutenu par deux de ses camarades s'affaissant complètement par terre, ses camarades le prirent pour le porter jusqu'à la fontaine au bord de la route, mais aussitôt un des Allemands se précipita faisant partir les deux camarades et a coup de pieds de crosse il tapait sur celui qui était a terre. A ce moment là ma mère ne pu se contenir et cria : salaud, salaud. Aussitôt l'Allemand se précipita sous notre fenêtre en criant et faisant des cercles avec une grenade a main, je refermais aussi vite que possible les volets et nous entendîmes l'Allemand repartir.

Marguerite Mestre - témoignage 1990

 


Achives Sorgues.

: Itinéraire du convoi : Présence allemande

 

Tous ces hommes et femmes étaient très fatigués, épuisés. Ils avaient soif mais les soldats les ont empêchés de venir boire aux fontaines. Ensuite ils ont été parqués comme des bêtes sur la place de la gare.Alors, en dépit des Allemands, la solidarité a joué et de nombreux habitants du quartier de la gare sont allés sur la place afin de soulager dans la mesure du possible. Nous leur avons apportés des boissons, de la nourriture, des fruits, des vêtements, des chaussures. Puis, avec d'autres personnes, mon grand père et mon père ont permis à quelques autres déportés de s'évader. Mais beaucoup n'ont pas accepté par peur. Je me souviens que mon père a fait évader un prisonnier Espagnol en lui disant de le suivre à une certaine distance. J'ai accompagné mon père et suivi de ce déporté, nous l'avons emmené chez monsieur Raoux, boulanger à Sorgues, rue des remparts, en lui demandant de bien vouloir faire suivre la filière d'évasion.

Henriette Braneyres - témoignage 1990

 

Je me suis approché d'un cheminot qui nous portait de l'eau, et lui ai demander s'il y avait moyen de s'évader. Sans hésiter, il m'a dit oui, que je suive ses directives et que tout se passerai bien. Je me suis accroché à une anse de sa lessiveuse et lui à l'autre et nous nous sommes dirigés, sans tourner la tête, vers la fontaine qui se trouvait contre le mur de la gare. Ce cheminot m'a dit qu'au moment où il me le dirait, il faudrait sauter de l'autre coté du mur et je me retrouvais de l'autre coté parmi de nombreuses dames, dont parmi elles, une jeune fille d'environ 16ans (Henriette) qui était avec son père, Ils me firent signe de les suivre à distance, et m'emmenèrent chez le boulanger du village.

Antoine Redondo - témoignage 18 février 1991

 

 

La population de Sorgues, nous a réconforté par des apports de fruits et boissons. Alors que j'étais déjà dans le wagon et connaissant la langue Allemande, j'ai surpris des conversations entre l'officier Allemand qui commandait le convoi, et des civils Allemands (hommes, femmes, enfants). Ces derniers voulaient absolument utilisés le train (voitures voyageurs déjà occupés par les S.S) pour rentrer en Allemagne. Après de violentes discussions seules quelques femmes civiles Allemandes ont eu l'accord d'embarquer.

Marc Brafman - témoignage 7 février 1991.

 

Il était environ 17 heures l'après midi du 18 août 1944, lorsque je vis arriver dans la cour de la ferme trois hommes affolés. Ils rentrèrent dans l'écurie et tout aussitôt ils grimpèrent à l'escabeau pour aller se camoufler dans le grenier. Un des déportés descendit du grenier couvert de toiles d'araignées. Il me demanda d'aller porter du lait à sa femme qui était enceinte et qui faisait partie du convoi à la gare de Sorgues. Avant d'aller porter du lait, je me suis avancé en direction de la gare, j'ai rencontré au coin de la rue un voisin Monsieur Cloupet qui, accompagné d'un soldat Allemand venait chez moi pour solliciter de la paille pour les wagons. Heureusement, je l'ai stoppé en lui disant que je n'avais pas de paille mais seulement des feuilles de roseaux. Heureusement, que j'étais présente sur la rue, car l'Allemand risquait de monter au grenier et de découvrir les 3 déportés. De ce fait je n'ai pas porté le lait. Je suis montée au grenier portant aux trois déportés des fruits, melons, raisins et boissons.

Combe Juliette - témoignage 1990.
Photo ci dessus : Juliette Combe et Meyer Kokine

 

Voyant qu'il ne peut intervenir sur le quai où il risque de provoquer " un drame ", Robert Establet (photo à gauche) décide de faire une ronde dans le quartier qui jouxte la gare , toujours dans le dessein de secourir des évadés. Très vite, il tombe nez à nez avec deux hommes qui se cachent dans l'ombre d'une maison. Leur tenue vestimentaire ne laisse guère de doute. Establet ralentit son allure et s'approche des deux hommes pour essayer de leur parler. A sa vue, ils prennent peur et s'enfuient aussitôt dans la rue. Déboussolé, Establet se rend compte qu'il lui sera très difficile d'agir. Dépité il revient à la gare où l'embarquement est terminé. Le train est toujours à quai, immobile. Il ne remarque aucun mouvement particulier. Il fait presque nuit, il se dirige dans un bar place de la mairie où il doit rejoindre son camarade René Pascal. Celui-ci le prévient qu'il y a quatre évadés chez madame Combe Juliette (un chez madame Carail sa voisine). Establet avertit son supérieur qui lui donne l'ordre d'aller les chercher et de les amener derrière le cimetière. Quelques heures plus tard, il retrouve son lieutenant et lui remet les quatre hommes après avoir traverser la ville. L'un d'entre eux Meyer Kokine juif sous un pseudonyme membre du réseau Libérer Fédérer du réseau BUCKMASTER de Toulouse venait de s'enfuir sous les yeux de sa femme Alice Bessou enceinte qui hélas ne reviendra pas ni son enfant. Conchita Ramos était à ses cotés quand elle a vu le jeune Meyer profiter de la confusion pour se mêler aux curieux et aux cheminots Sorguais. Les naufragés et les rescapés du " Train Fantôme "

Laurent Lutaud, Patricia Di Scala - 1990

 


Gare de Sorgues (côté place)


J'étais cheminot, chef de canton au service voies et bâtiments en gare de Sorgues. J'habitais le passage à niveau de Brantes. Il était situé au milieu des voies de garage ou se trouvait en formation le train de déportés.Au retour de mon travail, je facilitai l'évasion de deux de ces prisonniers de nationalité Espagnole que je conduisis chez moi. Après les avoirs nourris et vêtus je les fis descendre dans ma cave. Il faut vous dire que d'autres Allemands sédentaires se trouvaient camouflés sous le bois de Brantes derrière la maison et venaient se ravitaillés chez moi en eau potable. Nous les connaissions mais nous ne pouvions pas garder plus longtemps nos hôtes sans nous attirer quelques ennuis avec eux. Ainsi le soir venu je les fis conduire par mon fils aîné André âgé de quatorze ans dans une ferme exploitée par des paysans d'origine Espagnole, prés de la colline d'Entraigues. Ils y restèrent jusqu'au jour de la Libération de Sorgues par les troupes alliées.

Roméo Queyranne témoignage 1990.


J'étais cheminot à la gare de Sorgues. Avec mon collègue André Rollet nous avons essayé de faire évader plusieurs déportés. Nous leurs prêtions notre casquette et un fanal et leurs disions d'aller au bout des rails ou il y avait un petit tunnel passant sous les voies dans lequel coulait un peu d'eau. Là ils descendaient par un regard et nous allions récupérer la casquette et le fanal a la sortie du tunnel situé coté opposé de la voie, non vu par les Allemands. Nous avons opérés plusieurs fois. Les Allemands s'apercevant de plusieurs évasions (voir liste en annexe) commencèrent des recherches autour de la gare.Monsieur Rollet fit sonner une fausse alerte qui affola les Allemands qui firent fermés les wagons.

Marcel Vézolles - témoignage 1990.

 


Jean Nodon et Marcel Vézolles

Robert Robinet et Marcel Vézolles

 

Le 18 août 1944 il y avait sur la voie ferrée à proximité de ma maison, un convoi de déportés entassés dans des wagons à bestiaux par une chaleur accablante. Ces pauvres gens tantôt ils se plaignaient, tantôt ils entonnaient des chants patriotiques.Je me souviens que vers le soir tout un groupe était venu faire un peu de toilette dans ma cour au lavoir quand soudain il y a eu une alerte. Les soldats sont partis dans mes remises, les prisonniers à coté dans un grand terrain de l'usine Christin, pour se cacher dans les bottes de cannes qui faisaient huttes, la nuit est venue nous n'avons plus rien su mais deux ou trois jours après j'ai rencontré un des leurs qui se nommait Willy, il avait réussi à s'échapper, il allait rester quelques jours à Sorgues ou il était en sécurité.

Marthe Sauvage - témoignage 1990.

Évasion de Martinez-Soler Francisco : mon père c’est évadé en gare de Sorgues avec l’aide des cheminots qui l’ont fait sortir de la gare entre eux deux. Avec l’aide des Résistants et de la population, quoique très affaibli (37kg à son arrivée) et se déplaçant la nuit, il est arrivé chez nous prés de Grenoble le 24-08-1944. Joseph Martinez fils.


Plan de stationnement du train

 


Plan du train (vue de dessus) - D'après Charles TEISSIER - 2003

 

"Nous avons procédé a des calculs, qui ont abouti à une estimation, pour l'ensemble du convoi, de six à huit cent prisonniers, gardés par environ 150 feldgendarmes et fantassins"
Christian de Roquemaurel - 1986 - Voyage au centre de ma vie


J'étais sur le pas de la porte. L'homme s'est approché de moi et m'a demandé de le cacher car il venait de s'évader du train. L'homme semblait rassuré par mon teint basané et celui de mes sœurs. Plus tard il nous avouera que c'était parce qu'il pensait que nous étions des étrangers qu'il s'était confié si facilement à nous. J'ai appelé mon père, le prévenant qu'il y avait quelqu'un. Méfiant, il m'a dit de fermer la porte et de faire entrer cet évadé.


Cet homme, parlant très bien le Français se présente sous le nom de Willy et précise qu'il est Autrichien d'origine juive. Il est rapidement entraîné dans une petite cour où il pourra se laver et se raser ; on lui prêtera également des vêtements propres. A la nuit tombée, le jeune Joseph Cortés-y-Marti prend son vélo suivi par Willy von Fischer qui marche à une vingtaine de mètres derrière lui son père lui a ordonné de marcher devant, de ne pas se retourner et de déguerpir en vitesse sur son vélo au moindre mouvement suspect. Il le conduit sans encombre à la campagne, chez monsieur Pina. Les jours suivants, le jeune Cortés lui portera à manger tous les jours jusqu'à la Libération.

Les naufragés et les rescapés du " Train fantôme " - Laurent Lutaud, Patricia Di Scala 2003

 


Quatre sauveteurs : Latour, Queyranne, Henriette Braneyre, Cortés y Marti

 


Document-Willy-von-Fischer

 

Le 18 août 1944 au soir, monsieur Albert Brunier, préparateur en pharmacie, est venu au domicile de mes parents, prévenir mon père, qu'un train était en gare de Sorgues, (convoi de déportés politiques et résistants de diverses nationalités) Monsieur Brunier a demander a mon père si nous avions des fruits et s'il voulait bien les porter pour secourir les prisonniers, sans aucune hésitation mon père bon et généreux a répondu : " le chargement est prêt pour le marché d'Avignon " ne t'inquiète pas, je le porterai au train, ce qu'il a fait avec deux amis Sorguais dont la disponibilité et serviabilité étaient légendaires : ce sont Jean Gulini et Zézé Schierano. A tous les trois ils ont distribué tout le chargement (raisins, melons, pastèques). Le soir Monsieur Capron plombier est venu avec un déporté Espagnol évadé (certainement par le tunnel) du train : José Posuélo résidant Calce Balmés à Barcelone, ce dernier est resté quelques jours chez nous puis mon père l'a confié à un camionneur qui rejoignait la frontière Espagnole. Je souligne également que mon père a contribué à placer en sécurité les huit Espagnols cachés dans la propriété Lugagne et hébergés par monsieur Henri Borréda, ami et compatriote de mon père.

Marie Magdalena - témoignage 1990


Marie-Rose Posuélo, Delphine, Marie Magdalena

 


Michel Malen

Le 18 août 1944 je me trouvais, avec Michel Malen à la gare de Sorgues, et là nous fîmes évader quatre des prisonniers que nous emmenâmes sur le bord de l'Ouvéze.
(même scénario avec Latour et d'autres jeunes non identifiés)

Albert Schierano - témoignage 1990.

 


Certificat ville de Sorgues - Calleje Félix

 

Autres évasions : voir bibliographie et liste
Charles Teissier 2007

 


Lafosse, Champel, Serrano, Mme Vincent, MmeLacoude, Macone.
Sur les lieux d'embarquement, tournage d'un film Lutaud

 


Robert Robinet explique comment l’on s’évadait sous un wagon en marche, celui-ci est un wagon moderne en stationnement sur l’ancienne voie de garage du train fantôme.

 


Wagon de déportés


Locomotive 231 K
Les cheminots du depôt d'Avignon avaient de leur côté livré une locomotive defectueuse, pratiquement privée d'eau, dont l'alimentation, par des déportés requis à un canal voisin, devait retarder d'autant le départ du train (la grue d'eau avait sciemment éte détruite)

 


Témoignage commissaire Heim

 


Flack autour de Sorgues


Nodon explique le plein d'eau
de la locomotive avec des seaux.

Évasion de Martinez-Soler Francisco : mon père s’est évadé en gare de Sorgues avec l’aide des cheminots qui l’ont fait sortir de la gare entre eux deux. Avec l’aide des Résistants et de la population, quoique très affaibli (37kg à son arrivée) et se déplaçant la nuit, il est arrivé chez nous prés de Grenoble le 24-08-1944.

Joseph Martinez fils.

 

Marcel HumblotMarcel Humblot, père d'une nombreuse famille, n'écoutant que son courage, a spontanément porté secours pour subvenir en eau à ces malheureux captifs épuisés, parvenant à les aider dans leur fuite, réussissant même à en dissimuler un chez lui. C'est par une lettre, transmise par son petit fils Jean-Louis Humblot, lettre de remerciement datée du 9 septembre 1944 en provenance du père d'un déporté originaire de Chateaurenard Romain Capdeville, vétérinaire en cette ville. Qui avait appris par une lettre transmise par Marcel Humblot le passage de son fils Michel Capdeville 31ans gendarme déporté-résistant écrivant un mot à la hâte pour ses parents sur les conseils de monsieur Rousset, restaurateur place de la mairie, qui l'avait reconnu, celui-ci ayant vécu à Chateaurenard. Cette lettre très émouvante et pleine d'espoir nous apprend que le prisonnier Michel Capdeville était père de deux enfants en bas-âge. Elle nous apprend aussi qu'une trentaine de déportés s'étaient évadés, hélas Michel Capdeville et ses deux compagnons gendarmes allèrent au bout de l'enfer. (voir Estang et voir Annexes). Par la suite un espagnol évadé caché par des Sorguais se rendit à la Libération de Sorgues, sept jours après, chez Monsieur Romain Capdeville à Chateaurenard pour lui expliquer qu'il avait projeté une évasion avec son fils qui se trouvait dans le même wagon.

Témoignage Jean- Louis Humblot

 


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Le Vernet30/06/1944

Le 30 juin 1944, 403 détenus du Camp du Vernet, pour la plupart des resistants d'origine étrangère, furent convoyés en camions et autobus vers la caserne Caffarelli à Toulouse.

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Toulouse03/07/1944

Les prisonniers évacués du Camp du Vernet, rejoints par 150 prisonniers de la prison Saint-Michel ainsi que 24 femmes, sont conduits à la gare Raynal le 2 juillet 1944. Pendant deux jours, le train manoeuvre d'une voie à l'autre, les allemands crient, il y avait sans arrêt des heurts de tampons, des wagons étaient raccrochés. Enfin le train s'ébranle et quitte Toulouse le 3 juillet.

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Bordeaux03/07/1944

Les wagons sont ouverts, on distribue un peu d'eau et on permet aux prisonniers de descendre par groupe de 4 ou 5, mais encadrés par les gardiens armés. Le 4 juillet, après de nombreuses manoeœuvres, le train s'ébranle en direction d'Angoulème.

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Parcoul-Médillac04/07/1944

Après avoir dépassé Libourne, le train s'est brusquement arrêté dans la petite gare de Parcoul-Médillac. C'est à ce moment-là que le train a été mitraillé.

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Bordeaux08/07/1944 - 09/08/1944

Les hommes sont parqués dans la synagogue. Ils y resteront 28 jours.

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Remoulins12/08/1944

Le 13 août, vers 6 heures du matin, nous arrivons à la gare de Remoulins et nous nous y arrêtons.

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Figeac12/05/1944

Division "Das Reich"

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Roquemaure18/08/1944

Le vendredi 18 août, les allemands décident d'abandonner le train et d'effectuer un transbordement du convoi : Roquemaure - Sorgues, 17 km à pied sous une chaleur torride.

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Sorgues18/08/1944

De nombreux sorguais n'ont pas oublié cette journée du 18 août 1944. Nombre d'entre eux, on s'en souvient, vinrent à la gare pour apporter leur soutien aux déportés. Chacun à sa manière. Qui de l'eau et des fruits, qui des médicaments, une poignée de main, un sourire. D'autres, aidés notamment par les cheminots et les éléments du maquis Viala allérent plus loin. Grâce à eux une vingtaine de déportés put s'échapper.
Jean GARCIN

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Pierrelatte19/08/1944
Regardant toujours par la fenêtre je vois arriver vers nous une grande pierre qui se dresse vers le ciel genre menhir et aussitôt un avion volant bas nous survole et nous mitraille.

Ginette Vincent - 17 mai 1990

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Montélimar19/08/1944

"Je veux bien prendre les morts, mais je veux aussi les blessés "

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Livron-Loriol20/08/1944

Le viaduc sur la Drôme était endommagé.

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Valence20/08/1944

Arrêt un jour pour le remplacement de la locomotive ; évasions. Départ le 21

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Pont de l'Isère21/08/1944

Le pont est coupé par un bombardement allié ; transbordement.

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Dijon24/08/1944

A la nuit, le train arrive en gare de Dijon.

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Merrey25/08/1944

Evasions spectaculaires de la dernière chance. 80 évadés environ. Arrêt du train par sabotage.

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Sarrebrück26/08/1944

Le Rhin est franchi, voici Sarrebrück. Notre convoi, allégé de ses voitures de voyageurs et de ses plate formes, roule maintenant rapidement.

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Dachau28/08/1944

28 août 1944, arrivée en gare de DACHAU en pleine nuit.

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Angoulême08/07/1944

A l'aube du 8 juillet, le train arrive à Angoulême, la gare est complètement détruite par les bombardements. Le train reste toute la journée sur une voie de garage éloignée et, le soir, retour en arrière vers Bordeaux.

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Arcachon30/06/1944

Arrestations de nombreux résistants.

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Nîmes16/08/1944

Un wagon de prisonniers va se raccrocher à un autre train militaire à Remoulins.

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Chateauneuf du Pâpe18/08/1944

Traversée de Chateauneuf du Pape.

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Boyer-Pont Bouchey 23/08/1944

Après une halte d'une heure environ à Mâcon, le convoi roule sur quelques kilomètres puis se poste sur une voie de garage pour la nuit. Les portes restent fermées, les prisonniers ignorent oû ils se trouvent. Il repart le lendemain à l'aube avant d'être immobilisé quelques kilomètres après Tournus, vers six heures trente, en raison du sabotage d'un petit pont entre Sennecey le grand et la Veniére, commune de Boyer, par le Corps franc groupe Lucien. Nous sommes le 23/08/1944. Certains déportés sont réquisitionnés pour combler les abords du pont. A cette occasion, les feldgendarmes donnent quelques galettes et une cuillerée de confiture mais malgré l'insistance des déportés, refusent de leur porter de l'eau ;
" C'est de la faute de vos amis les maquisards, précisent des soldats allemands " vous aurez de l'eau, mais seulement quand le train pourra passer. Du coup les déportés se mettent au travail…. Les opérations de remblaiement durent une bonne partie de la journée ; le train franchit l'obstacle au pas vers 16 heures trente.
Rapport Jacquelin oct. 1944 et témoignage recueilli auprès de Monsieur Renoud-Grappin chef du corps franc groupe Lucien. Par Robert Repiquet avril 2007.

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Chalon sur Saône23/08/1944

Je faisais semblant de ne pas comprendre la langue Allemande car j'en connaissais les risques. Zanel m'appela, une grande discussion orageuse avec toujours des cris, occupait notre chef de convoi, le lieutenant Baumgarten, avec un officier de la luttwaffe qui voulait notre train pour rapatrier du matériel d'aviation ainsi que des familles d'officier des services non navigants. Le ton était monté et Baumgartner braqua son pistolet sur l'officier de la luttwaffe malgré les reproches que celui ci lui faisait " c'était inutile pour l'Allemagne ces morts vivants ". Le chef S.S. et les feldgendarmes voulaient rentrer rapidement chez eux.
Emile Wajda

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Saint Césaire11/08/1944 - 12/08/1944

Le convoi stoppa en gare de Saint Césaire.

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Saint Rambert d'Albon21/08/1944

Acharnement de l'oberleutnant Baumgarten.

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Is sur Tille / Chalindrey25/08/1944

La résistance s'acharne en vain...

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De Roquemaure à Sorgues18/08/1944

La grande soif

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Landes-Pyrénées Atlantique mai-juin 1944

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Lyon 22/08/1944

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Estang 03/07/1944

La Gendarmerie est évacuée par la force.

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Sainte Bazeille03/07/1944

Ange Alvarez

Je dormais de bon cœur, encastré entre mes compagnons, quand une certaine agitation m'a réveillé. Un jeune de notre ancienne cellule, Ange Alvarez, venait de se glisser comme une anguille entre les barreaux de la fenêtre. Personne de nous ne l'avait vu opérer. Des coups de feu ont été tirés, et le train s'est arrêté. Des soldats ont couru le long du convoi, en s'interpellant bruyamment, comme toujours.
Christian de Roquemaurel

Qu'il trouve ici l'expression de notre reconnaissance. Le premier du train fantôme il nous a indiqué le chemin à suivre. Beaucoup parmi les voyageurs de ce train ont suivis son exemple, plus tard.
Francesco Nitti

Montauban10/08/1944

Allez bonne chance les copains. En moins de dix secondes je saute, je saute dans l'ombre protectrice du fossé auquel je n'avais pas songé. Après avoir roulé sur la double voie et d'un seul plongeon, je me retrouve allongé dans ce fossé qui doit avoir au moins un mètre de profondeur. A cause de la pleine lune, il y a l'ombre voulue ; donc pas question de courir vers la forêt. Je m'aplatis, le ventre à terre. Je ne respire plus, puis j'entends le dernier wagon qui s'éloigne. Avec précaution, je lève la tête pour voir ce qui se passe. Le lumignon rouge accroché à l'arrière du train est déjà à une centaine de mètres de moi. Le bruit des roues s'éloigne dans la nuit. Le premier geste que j'ai fait a été de me mettre sur les genoux, puis, assis sur mes talons mes deux mains fortement appuyées sur mes lèvres, levant mes deux pauvres mains aux doigts écorchés vers le ciel, j'ai crié : MAMAN.
Le jeune Jacques Zavan suivra en second le même chemin ainsi que Jean Barel abandonnant frères et père a l'intérieur du wagon. Walter Gezzi

Dieupentale10/08/1944

Tandis que le maquis est encore au Mouchés, le groupe s'accroît de cinq autres recrues : Garay, Fernandez, Facelina, Laendick, Pédro, Marchand Pierre dit "Peyo". S'étant échappés du train, en gare de Dieupentale, ils se cachaient dans les champs, aux environs de la ferme Maurou, sur les rives de la Garonne. Recueillis par Mme Justine Clamens, épouse de Jean Clamens et responsable de l'union locale des Femmes Françaises, ils sont conduits, sur leur désir, au maquis, par le fils Clamens Robert, et le jeune Belloc. De ce fait, le maquis de Verdun dit maquis Ygon atteint 17 unités. Il y a eu aussi quatre évadés non identifiés.
Archives départementales. FTPF (voir la liste des évadés)

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Saint Gervasy13/08/1944

Evasion dans un arrêt de René Lacroix

Aramon18/09/1944

 Evasion de Sotura de Leiva

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(Doc. AD Nîmes)

Pont d'Avignon18/08/1944

René Jacob, ancien mécanicien de locomotives SNCF, donna le signal des évasions par le plancher en sautant le premier pour donner l'exemple car il connaissait parfaitement les mécanismes et timoneries des freins de wagon. J'ai retrouvé un camarade Espagnol passé aprés moi, nous sommes repartis à pied sur Remoulins. Arrivés à 18 heures j'ai cherché en gare une machine a vapeur qui rentrait au dépot de Nîmes. D'après R Jacob Trébes 11800.
Il sera suivi de Manuel Aparicio, Roger Rothan, Joseph Dufour et Robert Lacoste.

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l'Homme d'Armes20/08/1944

Vers les trois heures du matin le train se remit en route, quittant la gare de Montélimar. Nous soulevâmes immédiatement les planches. Le courant d'air nous a collé la sueur sur tout le corps. Quesnel me dit : attendons, laissez passer les aiguillages. Roquemaurel me fit passer un colis ou il y avait un tricot et des chaussures en me disant que sitôt qu'il aurait sauté de jeter ses affaires derrière lui, ce que j'ai fait.
Tout Petit a sauté sur le côté. C'est pour lui que nous avions fait sauter deux planches car il était très grand et épais. J'ai sauté après lui au milieu des rails. Je me suis laissé tomber en laissant mon corps mou pour ne pas rouler. Quand le bruit infernal du train et les soubresauts des traverses furent terminés, j'ai relevé la tête et j'ai vu le train s'éloigner dans la nuit.
Damien MACONE - SETE

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Neuville sur Saône 23/08/1944

Mes yeux ne quittaient pas la porte en attendant qu'elle s'ouvre….
Je vis que nous étions arrivé à la gare de Neuville sur Saône. Finalement la porte du wagon s'ouvrit. Je pris la boite qui servait à faire nos besoins et me précipitais hors du wagon. Je passais devant les S.S. qui étaient mitraillettes aux poings. Je me rendis à la fontaine, levant la tête je m'aperçus que le S.S. s'était mis à casser la croûte. Devant la porte de la gare se trouvait un homme qui n'était plus très jeune, je me dirigeais vers lui et sans hésiter lui demandait quel chemin prendre pour pouvoir m'évader. Il me dit " en sortant de la gare, tourne à droite, au fond tu verras un mur, tu tourneras rapidement à gauche. "
Trois autres hommes qui avaient compris ce que je voulais faire se mirent à mes côtés voulant eux aussi tenter de s'évader. Pour ma part j'étais prés à tout. J'ouvris précipitamment la porte de la gare et m'enfuis en courant suivi des trois autres et simultanément le bruit des mitraillettes se fit entendre. Nous entendions les S.S. tout prés de nous, tirant de toutes parts, mais ils ne pouvaient pas nous voir car un petit pan de mur leur cachait un peu la vue. Je m'aperçus que nous n'étions plus que deux . J'en avais vu un tomber sous les balles et l'autre avait été repris ; la Saône était là, nous sautâmes sans hésiter à l'eau. Alors que nous réfléchissions une motocyclette s'arrêta sur la route. Un homme très courageux vint vers nous et nous dit " le convoi est parti, dépêchez vous, montez " a 200m de là il me dit " nous sommes arrivés, je repars chercher l'autre ". Effectivement, quelques instants plus tard, il était de retour avec mon camarade.
Nous vivions les moments les plus critiques de notre vie. Heureusement Dieu était toujours prés de nous et surtout auprès de Monsieur Repiquet. Ainsi se nommait cet homme au grand cœur, qui ce jour là nous sauvât de la mort, nous hébergeant jusqu'à la Libération le 3/09/1944.
Joachim DUCH - Montayral 47700

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Neufchâteau25/08/1944

Après un arrêt en gare de Neufchâteau, trois déportés s'évadent en sortie de gare. Benoît Lévy, blessé, est remis dans le train. Alexander Bekier réussit à se cacher dans la forêt chez monsieur George de Bazoilles /Meuse. Louis Bouisset, caché en ville, est malheureusement vendu aux allemands par " Jacquot le boulanger ". Monsieur Noël et d'autres personnes ont assisté, impuissants, au moment pénible de sa capture. Il ira mourir au camp de Muhldorf le 4/02/1945, laissant une veuve avec un enfant.
Jeannette Bouisset - Castres 81100

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Metz  


Un train régional composé de voitures ex-AL et Est quitte la gare de Metz en mai 1935.

Pont à Mousson  


A Pont à Mousson j'ai fait partie d'une corvée pour approvisionner en charbon la locomotive. Pendant cet arrêt les allemands se livraient au pillage dans des wagons de marchandises en stationnement.
Témoignage France Boudault

La Magistère 10/08/1944

Evasion de Pierre Gourgues dit « Matelot » et Hypolyte Eugène dit « Fétiche »
Ayant trouvé un tire-fond dans la paille sur le quai de la gare de Bordeaux, ils se sont servis de cet outil pour faire sauter un nœud dans le bois du wagon ……………. Son évasion réussie, il rejoindra le maquis Foch
Lucette Gourgues-Orion, sa fille.