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| Le Vernet | 30/06/1944 |
| Le 30 juin 1944, 403 détenus du Camp du Vernet, pour la plupart des resistants d'origine étrangère, furent convoyés en camions et autobus vers la caserne Caffarelli à Toulouse.
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| Toulouse | 03/07/1944 |
| Les prisonniers évacués du Camp du Vernet, rejoints par 150 prisonniers de la prison Saint-Michel ainsi que 23 femmes environ, sont conduits à la gare Raynal le 2 juillet 1944. Pendant deux jours, le train manoeuvre d'une voie à l'autre, les allemands crient, il y avait sans arrêt des heurts de tampons, des wagons étaient raccrochés. Enfin le train s'ébranle et quitte Toulouse le 3 juillet.
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| Bordeaux | 03/07/1944 |
| Les wagons sont ouverts, on distribue un peu d'eau et on permet aux prisonniers de descendre par groupe de 4 ou 5, mais encadrés par les gardiens armés. Le 4 juillet, après de nombreuses manoeuvres, le train s'ébranle en direction d'Angoulème.
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| Parcoul-Médillac | 04/07/1944 |
| Après avoir dépassé Libourne, le train s'est brusquement arrêté dans la petite gare de Parcoul-Médillac. C'est à ce moment-là que le train a été mitraillé.
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| Bordeaux | 08/07/1944 - 09/08/1944 |
| Les hommes sont parqués dans la synagogue. Ils y resteront 28 jours.
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| Remoulins | 12/08/1944 |
| Le 13 août, vers 6 heures du matin, nous arrivons à la gare de Remoulins et nous nous y arrêtons.
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| Figeac | 12/05/1944 |
| Division "Das Reich"
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| Roquemaure | 18/08/1944 |
| Le vendredi 18 août, les allemands décident d'abandonner le train et d'effectuer un transbordement du convoi : Roquemaure - Sorgues, 17 km à pied sous une chaleur torride.
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| Sorgues | 18/08/1944 |
| De nombreux sorguais n'ont pas oublié
cette journée du 18 août 1944. Nombre d'entre eux, on s'en souvient,
vinrent à la gare pour apporter leur soutien aux déportés.
Chacun à sa manière. Qui de l'eau et des fruits, qui des médicaments,
une poignée de main, un sourire. D'autres, aidés notamment par les
cheminots et les éléments du maquis Viala allérent plus loin.
Grâce à eux une vingtaine de déportés put s'échapper.
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| Pierrelatte | 19/08/1944 | ||
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| Montélimar | 19/08/1944 |
| "Je veux bien prendre les morts, mais je veux aussi les blessés "
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| Livron-Loriol | 20/08/1944 |
| Le viaduc sur la Drôme était endommagé.
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| Valence | 20/08/1944 |
| Arrêt un jour pour le remplacement de la locomotive ; évasions. Départ le 21
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| Pont de l'Isère | 21/08/1944 |
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Le pont est coupé par un bombardement allié ; transbordement.
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| Dijon | 24/08/1944 |
| A la nuit, le train arrive en gare de Dijon. | |
| Merrey | 25/08/1944 |
| Evasions spectaculaires de la dernière chance. 80 évadés environ. Arrêt du train par sabotage.
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| Sarrebrück | 26/08/1944 |
| Le Rhin est franchi, voici Sarrebrück. Notre convoi, allégé de ses voitures de voyageurs et de ses plate formes, roule maintenant rapidement.
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| Dachau | 28/08/1944 |
| 28 août 1944, arrivée en gare de DACHAU en pleine nuit.
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| Angoulême | 08/07/1944 |
| A l'aube du 8 juillet, le train arrive à Angoulême, la gare est complètement détruite par les bombardements. Le train reste toute la journée sur une voie de garage éloignée et, le soir, retour en arrière vers Bordeaux.
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| Arcachon | 30/06/1944 |
| Arrestations de nombreux résistants
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| Nîmes | 16/08/1944 |
| Un wagon va se raccrocher au train fantôme. Amené depuis Nîmes par un train militaire se repliant, il sera attelé à Remoulins.
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| Chateauneuf du Pâpe | 18/08/1944 |
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Traversée de Chateauneuf du Pape.
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| Boyer-Pont Bouchey | 21/08/1944 | ||
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| Chalon sur Saône | 23/08/1944 | ||
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| Saint Césaire | 11/08/1944 - 12/08/1944 | |
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| Saint Rambert d'Albon | 21/08/1944 | |
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| Is sur Tille / Chalindrey | 25/08/1944 | |
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| De Roquemaure à Sorgues | 18/08/1944 | |
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| Sainte Bazeille | 03/07/1944 | ||
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| Montauban | 10/08/1944 |
| Allez bonne chance les copains. En
moins de dix secondes je saute, je saute dans l'ombre protectrice du fossé
auquel je n'avais pas songé. Après avoir roulé sur la double
voie et d'un seul plongeon, je me retrouve allongé dans ce fossé
qui doit avoir au moins un mètre de profondeur. A cause de la pleine lune,
il y a l'ombre voulue ; donc pas question de courir vers la forêt. Je m'aplatis,
le ventre à terre. Je ne respire plus, puis j'entends le dernier wagon
qui s'éloigne. Avec précaution, je lève la tête pour
voir ce qui se passe. Le lumignon rouge accroché à l'arrière
du train est déjà à une centaine de mètres de moi.
Le bruit des roues s'éloigne dans la nuit. Le premier geste que j'ai fait
a été de me mettre sur les genoux, puis, assis sur mes talons mes
deux mains fortement appuyées sur mes lèvres, levant mes deux pauvres
mains aux doigts écorchés vers le ciel, j'ai crié : MAMAN.
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| Dieupentale | 10/08/1944 |
| Tandis que le maquis est encore au
Mouchés, le groupe s'accroît de cinq autres recrues : Garay, Fernandez,
Facelina, Laendick, Pédro. S'étant échappés du train,
en gare de Dieupentale, ils se cachaient dans les champs, aux environs de la ferme
Maurou, sur les rives de la Garonne. Recueillis par Mme Justine Clamens, épouse
de Jean Clamens et responsable de l'union locale des Femmes Françaises,
ils sont conduits, sur leur désir, au maquis, par le fils Clamens Robert,
et le jeune Belloc. De ce fait, le maquis de Verdun dit maquis Ygon atteint 17
unités. Il y a eu aussi quatre évadés non identifiés.
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| Saint Gervasy | 13/08/1944 |
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Evasion dans un arrêt de René Lacroix | |
| Aramon | 18/09/1944 | ||
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| Pont d'Avignon | 18/08/1944 | ||
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| l'Homme d'Armes | 20/08/1944 |
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Vers les trois heures du matin le train se remit en route, quittant la gare
de Montélimar. Nous soulevâmes immédiatement les planches.
Le courant d'air nous a collé la sueur sur tout le corps. Quesnel me dit
: attendons, laissez passer les aiguillages. Roquemaurel me fit passer un colis
ou il y avait un tricot et des chaussures en me disant que sitôt qu'il aurait
sauté de jeter ses affaires derrière lui, ce que j'ai fait.
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| Neuville sur Saône | 22/08/1944 |
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Mes yeux ne quittaient pas la porte en attendant qu'elle s'ouvre
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| Neufchâteau | 25/08/1944 |
| Après un arrêt en gare
de Neufchâteau, trois déportés s'évadent en sortie
de gare. Bernard Lévy, grièvement blessé, est emmené
à l'hôpital sauvé par le docteur Cornu. Alexander Bekier réussit
à se cacher dans la forêt chez monsieur George de Bazoilles /Meuse.
Louis Bouisset, caché en ville, est malheureusement vendu aux allemands
par " Jacquot le boulanger ". Monsieur Noël et d'autres personnes
ont assisté, impuissants, au moment pénible de sa capture. Il ira
mourir au camp de Muhldorf le 4/02/1945, laissant une veuve avec un enfant.
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