Estang
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Wajda Émile raconte : le 20 août le train s'arrête avant Valence dans la campagne devant une ferme, une dame à eu le courage de passer la palissade pour me donner un panier avec des fruits et des aliments, le feldgendarme me donna poliment l'autorisation de restituer ce panier, après avoir partager avec lui et mes camarades, hélas je n'ai pas pu lui rendre car le train démarra. J'avais peut être manquer mon évasion.

Émile-Wajda - enregistrement magnétophone -
Charles Teissier - 1990

 


Quai du train fantôme, au loin, le tunnel


Quai du train fantôme, fuites à gauche.

Nous nous sommes arrêtés en gare de Valence un après midi, portes ouvertes sur le côté de la gare, au premier quai. Il y a des seaux et des arrosoirs sur le quai et un homme est désigné par wagon pour aller chercher de l'eau à un robinet placé contre le mur de la gare. Je fonce sur un arrosoir car je suis résolu depuis Sorgues à profiter de toutes les occasions pour essayer de m'évader. Je porte deux ou trois seaux d'eau au wagon et j'aperçois les w.c. tout prés du robinet : j'y rentre avec mon arrosoir comme un homme libre. Évidemment il faut réaliser la pagaille qui règne à ce moment là sur le quai. Je ne bouge plus dans l'espoir que tout le monde remonte dans les wagons. Des portes commencent à se refermer, tout va bien. La porte des w.c. s'ouvre je reçois un coup de botte et suis ramené au premier wagon venu à coups de crosse. Les coups ont s'en fout mais je ne serai plus avec les mêmes déportés. Des hommes que je ne connaissais pas pour la plupart : c'est mauvais pour le moral.

René Lafond
rescapé Dachau
témoignage 8 août 1990

 

Ayant un peu récupéré de ma fatigue je vais prévenir le responsable de notre wagon que je vais tenter ma chance….. Me baissant derrière les roues du wagon je vois la sentinelle reprendre sa marche le long du train. Comme l'a fait mon prédécesseur je m'avance le long de la rame, il y a un escalier qui rejoint la rue. A ce moment quelqu'un m'interpelle, c'est un Espagnol ce doit être celui que j'ai vu partir avant moi. Nous marchons et traversons la ville, espérant pouvoir nous cacher dans la campagne et peut être rejoindre un maquis……sur notre gauche il y a une maison, sans hésiter mon camarade ouvre le portillon et entre comme un habitué des lieux dans un petit jardinet…..une dame d'un certain age vient nous ouvrir et devant son air effaré je lui dis de ne pas avoir peur que nous venons de nous évadés d'un train de déportés et cherchons a joindre le maquis…… le maquis se trouve a Saint Peray. J'avoue que je dois beaucoup à mon camarade d'évasion car je suis trempé de sueur, parcequ'il fait chaud mais surtout par la peur d'être repris…… nous arrivons en vue du Rhône, je commence à reprendre espoir…… nous allons devoir traverser à la nage mais il ne se sent pas capable d'y arriver il ne sait pas suffisamment nager. Sur la berge il y a une barque abandonnée dans un piteux état…….en battant des pieds je fais avancer notre embarcation et la dirige sur l'autre rive, nous sommes à Grange les Valence……je lui dis ne tirez pas nous sommes Français. Nous sommes entourés par 5 ou 6 hommes armés dont un officier à qui il manque un bras (le capitaine Binoche, >Pour en savoir plus) ils ne comprennent pas comment nous avons réussi à traverser le Rhône.

Maurice Lafosse - témoignage Podensac - 24 janvier 1995

 

Arrivé à Valence, nous avons une distribution d'eau par la Croix-Rouge et quelques volontaires du convoi, dont un Valentinois, ce dernier prend contact discrètement avec une fille de la Croix-Rouge qui elle aussi distribuait de l'eau.Il lui dit d'aller vite au 117 rue Chateauvert pour dire qu'il y a un train de prisonniers en gare de Valence. Ce Valentinois savait qu'une action serait entreprise par la Résistance, ce qui retarderait le convoi, mais voilà cette fille n'a été que le lendemain, et nous étions reparti.

Jean Nodon - rescapé Dachau
témoignage Valence - 12 juin1990


Or ce ravitaillement a bien eu lieu le lendemain, c'est à dire le 21 août au matin, vers onze heures, comme le signale Jacqueline Bonnard qui dit " peu de temps avant midi ". Cette date et cet horaire sont confirmés dans le rapport d'un cheminot daté de septembre 1944. Lorsque les parents de Jean Nodon reçoivent la lettre de leur fils, le train est bien en instance de départ et la Résistance locale n'a donc pas le temps d'intervenir. Cet espoir déçu ne serait donc pas le fait de la messagère.

Laurent Lutaud et Patricia Di Scala - "Les naufragés et les rescapés du Train Fantôme"

 

Mon service au dépôt de locomotives SNCF de Valence (où je remplissais les fonctions de sous-chef de dépôt par intérim) étant terminé le 20 août au matin et ma résidence étant Lyon, je cherchais dés cette date un moyen quelconque de rentrer à Lyon ; le 20 au soir arrivait en gare de Valence un train de détenus politiques emprisonnés par les Allemands. Ce train resta à Valence jusqu'au lendemain vers 16h. Dés l'arrivée du train, la gare de Valence avisa la Croix-Rouge pour pourvoir au ravitaillement des détenus. Je vis plusieurs de ceux-ci le lundi 21/08 au matin avec un de mes collègues nous pûmes leur faire passer des cigarettes, de l'eau, mais les sentinelles n'en tolérèrent pas plus. En tête du convoi, une voiture à voyageurs était réservé aux femmes qui semblaient être en meilleur état sanitaire que les hommes parqués dans des wagons de marchandises fermés. Le train fortement gardé par les boches qui en interdisaient l'approche, était en instance de départ depuis le matin, mais les Allemands furent obligés de le garer sous le tunnel voisin (photo ci dessus) de la gare à la suite de plusieurs alertes aériennes ; il était uniquement conduit par du personnel des chemins de fer Allemands et j'hésitais un peu à le prendre ; finalement, le train se présentait pour moi comme le dernier moyen de rentrer à Lyon, et d'autre part espérant toujours entrer en contact avec les détenus, je fus obligé, bien que mon emploi me le permît normalement, de demander à l'officier chef de convoi l'autorisation de monter sur la machine pour regagner ma résidence de Lyon. Vers 16 heures, le train s'ébranla.

Extrait de 4 pages du compte-rendu Guy-Guillot - attaché de traction SNCF du
22 septembre 1944 - rapport Jacquelin

 

 

A Valence, nous avons eu les renseignements suivants par Monsieur le chef de gare en présence duquel un employé de la S.N.C.F nous a conté les circonstances d'une évasion qu'il a favorisé lui-même en gare, et permettant la fuite de sept Espagnols du convoi : Villelas-Sanchez-Domengo-Arzelai-Navaro-Paradella-Ivrania (voir liste). Ces sept sujets Espagnols rendent visite régulierement à Monsieur Laurendeau à Valence auprès duquel on peut avoir les renseignements sur eux, employé de la S.N.C.F Combes rue Lebrun Tossa qui à facilité l’évasion.

Rapport de la délégation chargée de mission pour la recherche d'un convoi parti de Bordeaux le 9 août 1944
Bordeaux - 18 sept 1944. AD Bordeaux - août 1944.

 


Gare de Valence vue depuis le tunnel.

 


La gare de Valence.

 


Témoignage Guillot.

 


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Le Vernet30/06/1944

Le 30 juin 1944, 403 détenus du Camp du Vernet, pour la plupart des resistants d'origine étrangère, furent convoyés en camions et autobus vers la caserne Caffarelli à Toulouse.

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Toulouse03/07/1944

Les prisonniers évacués du Camp du Vernet, rejoints par 150 prisonniers de la prison Saint-Michel ainsi que 24 femmes, sont conduits à la gare Raynal le 2 juillet 1944. Pendant deux jours, le train manoeuvre d'une voie à l'autre, les allemands crient, il y avait sans arrêt des heurts de tampons, des wagons étaient raccrochés. Enfin le train s'ébranle et quitte Toulouse le 3 juillet.

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Bordeaux03/07/1944

Les wagons sont ouverts, on distribue un peu d'eau et on permet aux prisonniers de descendre par groupe de 4 ou 5, mais encadrés par les gardiens armés. Le 4 juillet, après de nombreuses manoeœuvres, le train s'ébranle en direction d'Angoulème.

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Parcoul-Médillac04/07/1944

Après avoir dépassé Libourne, le train s'est brusquement arrêté dans la petite gare de Parcoul-Médillac. C'est à ce moment-là que le train a été mitraillé.

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Bordeaux08/07/1944 - 09/08/1944

Les hommes sont parqués dans la synagogue. Ils y resteront 28 jours.

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Remoulins12/08/1944

Le 13 août, vers 6 heures du matin, nous arrivons à la gare de Remoulins et nous nous y arrêtons.

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Figeac12/05/1944

Division "Das Reich"

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Roquemaure18/08/1944

Le vendredi 18 août, les allemands décident d'abandonner le train et d'effectuer un transbordement du convoi : Roquemaure - Sorgues, 17 km à pied sous une chaleur torride.

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Sorgues18/08/1944

De nombreux sorguais n'ont pas oublié cette journée du 18 août 1944. Nombre d'entre eux, on s'en souvient, vinrent à la gare pour apporter leur soutien aux déportés. Chacun à sa manière. Qui de l'eau et des fruits, qui des médicaments, une poignée de main, un sourire. D'autres, aidés notamment par les cheminots et les éléments du maquis Viala allérent plus loin. Grâce à eux une vingtaine de déportés put s'échapper.
Jean GARCIN

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Pierrelatte19/08/1944
Regardant toujours par la fenêtre je vois arriver vers nous une grande pierre qui se dresse vers le ciel genre menhir et aussitôt un avion volant bas nous survole et nous mitraille.

Ginette Vincent - 17 mai 1990

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Montélimar19/08/1944

"Je veux bien prendre les morts, mais je veux aussi les blessés "

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Livron-Loriol20/08/1944

Le viaduc sur la Drôme était endommagé.

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Valence20/08/1944

Arrêt un jour pour le remplacement de la locomotive ; évasions. Départ le 21

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Pont de l'Isère21/08/1944

Le pont est coupé par un bombardement allié ; transbordement.

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Dijon24/08/1944

A la nuit, le train arrive en gare de Dijon.

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Merrey25/08/1944

Evasions spectaculaires de la dernière chance. 80 évadés environ. Arrêt du train par sabotage.

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Sarrebrück26/08/1944

Le Rhin est franchi, voici Sarrebrück. Notre convoi, allégé de ses voitures de voyageurs et de ses plate formes, roule maintenant rapidement.

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Dachau28/08/1944

28 août 1944, arrivée en gare de DACHAU en pleine nuit.

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Angoulême08/07/1944

A l'aube du 8 juillet, le train arrive à Angoulême, la gare est complètement détruite par les bombardements. Le train reste toute la journée sur une voie de garage éloignée et, le soir, retour en arrière vers Bordeaux.

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Arcachon30/06/1944

Arrestations de nombreux résistants.

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Nîmes16/08/1944

Un wagon de prisonniers va se raccrocher à un autre train militaire à Remoulins.

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Chateauneuf du Pâpe18/08/1944

Traversée de Chateauneuf du Pape.

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Boyer-Pont Bouchey 23/08/1944

Après une halte d'une heure environ à Mâcon, le convoi roule sur quelques kilomètres puis se poste sur une voie de garage pour la nuit. Les portes restent fermées, les prisonniers ignorent oû ils se trouvent. Il repart le lendemain à l'aube avant d'être immobilisé quelques kilomètres après Tournus, vers six heures trente, en raison du sabotage d'un petit pont entre Sennecey le grand et la Veniére, commune de Boyer, par le Corps franc groupe Lucien. Nous sommes le 23/08/1944. Certains déportés sont réquisitionnés pour combler les abords du pont. A cette occasion, les feldgendarmes donnent quelques galettes et une cuillerée de confiture mais malgré l'insistance des déportés, refusent de leur porter de l'eau ;
" C'est de la faute de vos amis les maquisards, précisent des soldats allemands " vous aurez de l'eau, mais seulement quand le train pourra passer. Du coup les déportés se mettent au travail…. Les opérations de remblaiement durent une bonne partie de la journée ; le train franchit l'obstacle au pas vers 16 heures trente.
Rapport Jacquelin oct. 1944 et témoignage recueilli auprès de Monsieur Renoud-Grappin chef du corps franc groupe Lucien. Par Robert Repiquet avril 2007.

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Chalon sur Saône23/08/1944

Je faisais semblant de ne pas comprendre la langue Allemande car j'en connaissais les risques. Zanel m'appela, une grande discussion orageuse avec toujours des cris, occupait notre chef de convoi, le lieutenant Baumgarten, avec un officier de la luttwaffe qui voulait notre train pour rapatrier du matériel d'aviation ainsi que des familles d'officier des services non navigants. Le ton était monté et Baumgartner braqua son pistolet sur l'officier de la luttwaffe malgré les reproches que celui ci lui faisait " c'était inutile pour l'Allemagne ces morts vivants ". Le chef S.S. et les feldgendarmes voulaient rentrer rapidement chez eux.
Emile Wajda

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Saint Césaire11/08/1944 - 12/08/1944

Le convoi stoppa en gare de Saint Césaire.

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Saint Rambert d'Albon21/08/1944

Acharnement de l'oberleutnant Baumgarten.

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Is sur Tille / Chalindrey25/08/1944

La résistance s'acharne en vain...

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De Roquemaure à Sorgues18/08/1944

La grande soif

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Landes-Pyrénées Atlantique mai-juin 1944

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Lyon 22/08/1944

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Estang 03/07/1944

La Gendarmerie est évacuée par la force.

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Sainte Bazeille03/07/1944

Ange Alvarez

Je dormais de bon cœur, encastré entre mes compagnons, quand une certaine agitation m'a réveillé. Un jeune de notre ancienne cellule, Ange Alvarez, venait de se glisser comme une anguille entre les barreaux de la fenêtre. Personne de nous ne l'avait vu opérer. Des coups de feu ont été tirés, et le train s'est arrêté. Des soldats ont couru le long du convoi, en s'interpellant bruyamment, comme toujours.
Christian de Roquemaurel

Qu'il trouve ici l'expression de notre reconnaissance. Le premier du train fantôme il nous a indiqué le chemin à suivre. Beaucoup parmi les voyageurs de ce train ont suivis son exemple, plus tard.
Francesco Nitti

Montauban10/08/1944

Allez bonne chance les copains. En moins de dix secondes je saute, je saute dans l'ombre protectrice du fossé auquel je n'avais pas songé. Après avoir roulé sur la double voie et d'un seul plongeon, je me retrouve allongé dans ce fossé qui doit avoir au moins un mètre de profondeur. A cause de la pleine lune, il y a l'ombre voulue ; donc pas question de courir vers la forêt. Je m'aplatis, le ventre à terre. Je ne respire plus, puis j'entends le dernier wagon qui s'éloigne. Avec précaution, je lève la tête pour voir ce qui se passe. Le lumignon rouge accroché à l'arrière du train est déjà à une centaine de mètres de moi. Le bruit des roues s'éloigne dans la nuit. Le premier geste que j'ai fait a été de me mettre sur les genoux, puis, assis sur mes talons mes deux mains fortement appuyées sur mes lèvres, levant mes deux pauvres mains aux doigts écorchés vers le ciel, j'ai crié : MAMAN.
Le jeune Jacques Zavan suivra en second le même chemin ainsi que Jean Barel abandonnant frères et père a l'intérieur du wagon. Walter Gezzi

Dieupentale10/08/1944

Tandis que le maquis est encore au Mouchés, le groupe s'accroît de cinq autres recrues : Garay, Fernandez, Facelina, Laendick, Pédro, Marchand Pierre dit "Peyo". S'étant échappés du train, en gare de Dieupentale, ils se cachaient dans les champs, aux environs de la ferme Maurou, sur les rives de la Garonne. Recueillis par Mme Justine Clamens, épouse de Jean Clamens et responsable de l'union locale des Femmes Françaises, ils sont conduits, sur leur désir, au maquis, par le fils Clamens Robert, et le jeune Belloc. De ce fait, le maquis de Verdun dit maquis Ygon atteint 17 unités. Il y a eu aussi quatre évadés non identifiés.
Archives départementales. FTPF (voir la liste des évadés)

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Saint Gervasy13/08/1944

Evasion dans un arrêt de René Lacroix

Aramon18/09/1944

Une dizaine d'évasion dans le tunnel d'Aramon dont Manuel Aparicio et Sotura de Leiva.

Pont d'Avignon18/08/1944

René Jacob, ancien mécanicien de locomotives SNCF, donna le signal des évasions par le plancher en sautant le premier pour donner l'exemple car il connaissait parfaitement les mécanismes et timoneries des freins de wagon. J'ai retrouvé un camarade Espagnol passé aprés moi, nous sommes repartis à pied sur Remoulins. Arrivés à 18 heures j'ai cherché en gare une machine a vapeur qui rentrait au dépot de Nîmes. D'après R Jacob Trébes 11800.
Il sera suivi d'un espagnol, Roger Rothan, Joseph Dufour et Robert Lacoste.

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l'Homme d'Armes20/08/1944

Vers les trois heures du matin le train se remit en route, quittant la gare de Montélimar. Nous soulevâmes immédiatement les planches. Le courant d'air nous a collé la sueur sur tout le corps. Quesnel me dit : attendons, laissez passer les aiguillages. Roquemaurel me fit passer un colis ou il y avait un tricot et des chaussures en me disant que sitôt qu'il aurait sauté de jeter ses affaires derrière lui, ce que j'ai fait.
Tout Petit a sauté sur le côté. C'est pour lui que nous avions fait sauter deux planches car il était très grand et épais. J'ai sauté après lui au milieu des rails. Je me suis laissé tomber en laissant mon corps mou pour ne pas rouler. Quand le bruit infernal du train et les soubresauts des traverses furent terminés, j'ai relevé la tête et j'ai vu le train s'éloigner dans la nuit.
Damien MACONE - SETE

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Neuville sur Saône 23/08/1944

Mes yeux ne quittaient pas la porte en attendant qu'elle s'ouvre….
Je vis que nous étions arrivé à la gare de Neuville sur Saône. Finalement la porte du wagon s'ouvrit. Je pris la boite qui servait à faire nos besoins et me précipitais hors du wagon. Je passais devant les S.S. qui étaient mitraillettes aux poings. Je me rendis à la fontaine, levant la tête je m'aperçus que le S.S. s'était mis à casser la croûte. Devant la porte de la gare se trouvait un homme qui n'était plus très jeune, je me dirigeais vers lui et sans hésiter lui demandait quel chemin prendre pour pouvoir m'évader. Il me dit " en sortant de la gare, tourne à droite, au fond tu verras un mur, tu tourneras rapidement à gauche. "
Trois autres hommes qui avaient compris ce que je voulais faire se mirent à mes côtés voulant eux aussi tenter de s'évader. Pour ma part j'étais prés à tout. J'ouvris précipitamment la porte de la gare et m'enfuis en courant suivi des trois autres et simultanément le bruit des mitraillettes se fit entendre. Nous entendions les S.S. tout prés de nous, tirant de toutes parts, mais ils ne pouvaient pas nous voir car un petit pan de mur leur cachait un peu la vue. Je m'aperçus que nous n'étions plus que deux . J'en avais vu un tomber sous les balles et l'autre avait été repris ; la Saône était là, nous sautâmes sans hésiter à l'eau. Alors que nous réfléchissions une motocyclette s'arrêta sur la route. Un homme très courageux vint vers nous et nous dit " le convoi est parti, dépêchez vous, montez " a 200m de là il me dit " nous sommes arrivés, je repars chercher l'autre ". Effectivement, quelques instants plus tard, il était de retour avec mon camarade.
Nous vivions les moments les plus critiques de notre vie. Heureusement Dieu était toujours prés de nous et surtout auprès de Monsieur Repiquet. Ainsi se nommait cet homme au grand cœur, qui ce jour là nous sauvât de la mort, nous hébergeant jusqu'à la Libération le 3/09/1944.
Joachim DUCH - Montayral 47700

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Neufchâteau25/08/1944

Après un arrêt en gare de Neufchâteau, trois déportés s'évadent en sortie de gare. Benoît Lévy, blessé, est remis dans le train. Alexander Bekier réussit à se cacher dans la forêt chez monsieur George de Bazoilles /Meuse. Louis Bouisset, caché en ville, est malheureusement vendu aux allemands par " Jacquot le boulanger ". Monsieur Noël et d'autres personnes ont assisté, impuissants, au moment pénible de sa capture. Il ira mourir au camp de Muhldorf le 4/02/1945, laissant une veuve avec un enfant.
Jeannette Bouisset - Castres 81100

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Metz  


Un train régional composé de voitures ex-AL et Est quitte la gare de Metz en mai 1935.

Pont à Mousson  


A Pont à Mousson j'ai fait partie d'une corvée pour approvisionner en charbon la locomotive. Pendant cet arrêt les allemands se livraient au pillage dans des wagons de marchandises en stationnement.
Témoignage France Boudault

La Magistère 10/08/1944

Evasion de Pierre Gourgues dit « Matelot » et Hypolyte Eugène dit « Fétiche »
Ayant trouvé un tire-fond dans la paille sur le quai de la gare de Bordeaux, ils se sont servis de cet outil pour faire sauter un nœud dans le bois du wagon ……………. Son évasion réussie, il rejoindra le maquis Foch
Lucette Gourgues-Orion, sa fille.