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Émile-Wajda - enregistrement
magnétophone - |
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Nous nous sommes arrêtés en gare de Valence un après midi, portes ouvertes sur le côté de la gare, au premier quai. Il y a des seaux et des arrosoirs sur le quai et un homme est désigné par wagon pour aller chercher de l'eau à un robinet placé contre le mur de la gare. Je fonce sur un arrosoir car je suis résolu depuis Sorgues à profiter de toutes les occasions pour essayer de m'évader. Je porte deux ou trois seaux d'eau au wagon et j'aperçois les w.c. tout prés du robinet : j'y rentre avec mon arrosoir comme un homme libre. Évidemment il faut réaliser la pagaille qui règne à ce moment là sur le quai. Je ne bouge plus dans l'espoir que tout le monde remonte dans les wagons. Des portes commencent à se refermer, tout va bien. La porte des w.c. s'ouvre je reçois un coup de botte et suis ramené au premier wagon venu à coups de crosse. Les coups ont s'en fout mais je ne serai plus avec les mêmes déportés. Des hommes que je ne connaissais pas pour la plupart : c'est mauvais pour le moral. René Lafond |
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Maurice Lafosse - témoignage Podensac - 24 janvier 1995 |
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Arrivé à Valence, nous avons une distribution d'eau par la Croix-Rouge et quelques volontaires du convoi, dont un Valentinois, ce dernier prend contact discrètement avec une fille de la Croix-Rouge qui elle aussi distribuait de l'eau.Il lui dit d'aller vite au 117 rue Chateauvert pour dire qu'il y a un train de prisonniers en gare de Valence. Ce Valentinois savait qu'une action serait entreprise par la Résistance, ce qui retarderait le convoi, mais voilà cette fille n'a été que le lendemain, et nous étions reparti. Jean Nodon - rescapé Dachau |
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Or ce ravitaillement a bien eu lieu le lendemain, c'est à
dire le 21 août au matin, vers onze heures, comme le signale
Jacqueline Bonnard qui dit " peu de temps avant midi ".
Cette date et cet horaire sont confirmés dans le rapport
d'un cheminot daté de septembre 1944. Lorsque les parents
de Jean Nodon reçoivent la lettre de leur fils, le train
est bien en instance de départ et la Résistance
locale n'a donc pas le temps d'intervenir. Cet espoir déçu
ne serait donc pas le fait de la messagère.
Laurent Lutaud et Patricia Di Scala - "Les naufragés et les rescapés du Train Fantôme"
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Extrait de 4 pages du compte-rendu
Guy-Guillot - attaché de traction SNCF du |
A Valence, nous avons eu les renseignements suivants par Monsieur le chef de gare en présence duquel un employé de la S.N.C.F nous a conté les circonstances d'une évasion qu'il a favorisé lui-même en gare, et permettant la fuite de sept Espagnols du convoi : Villelas-Sanchez-Domengo-Arzelai-Navaro-Paradella-Ivrania (voir liste). Ces sept sujets Espagnols rendent visite régulierement à Monsieur Laurendeau à Valence auprès duquel on peut avoir les renseignements sur eux, employé de la S.N.C.F Combes rue Lebrun Tossa qui à facilité l’évasion.
Rapport de la délégation chargée de mission
pour la recherche d'un convoi parti de Bordeaux le 9 août
1944
Bordeaux - 18 sept 1944. AD Bordeaux - août 1944.

Gare de Valence vue depuis le tunnel.

La gare de Valence.

Témoignage Guillot.












